Le 03 juillet, le Président de la République s’est exprimé devant le Congrès pour exposer à la représentation nationale les grandes lignes de son quinquennat. L’occasion pour Emmanuel Macron de définir sa vision de l’Homme et de la société. Une vision qui semble être le point d’aboutissement de l’idéologie libertaire, à l’œuvre depuis 40 ans dans le paysage politique et intellectuel français.

Dévoyant l’esprit et le message premier des Lumières desquelles elle se réclame, cette idéologie met au centre de la Cité l’homme, libre de toute contingence, libre de tout enracinement qui pourrait entraver son développement personnel, libre de toute croyance. Une liberté absolue qui exige la déconstruction de toutes ses communautés naturelles et ses attaches : la nation, son histoire et sa culture, la famille, la religion, etc.

Une liberté absolue qui n’est autre qu’un fantasme, le fantasme de la page blanche, selon lequel la France doit se départir de sa tradition judéo-chrétienne et de sa culture gréco-latine pour devenir la page sur laquelle chaque individu peut écrire sa propre histoire dans laquelle il devient son seul et unique horizon indépassable. Une page qu’il conviendrait de remplir avec l’histoire, la culture et les revendications identitaires des nouveaux arrivants.

Nous ne nous reconnaissons pas dans cette vision de l’Homme et de la Cité.

Nous pensons que l’Homme est éternellement tiraillé entre cette ivresse du grand large, ce désir d’entreprendre en toute liberté et de s’accomplir comme individu particulier, et cette quête perpétuelle d’enracinement, ce besoin d’être animé de valeurs morales qui le dépassent.

Mais la réhabilitation de cette vision suppose au préalable de mettre à nu les véritables ressorts de cette idéologie libertaire. En d’autres termes, de deconstruire les deconstructeurs

C’est l’ambition que la Nouvelle Garde se donne.