C’est à quelques pas du siège de Valeurs Actuelles que nous rencontrons Charlotte d’Ornellas. Passée par Boulevard Voltaire, c’est aujourd’hui pour le magazine connu pour ses unes polémiques et son conservatisme assumé que cette journaliste travaille. Chose inhabituelle pour La Nouvelle Garde, nous avons légèrement délaissé nos questions doctrinales sur le libéral-conservatisme et les sujets de société pour nous concentrer sur les révolutions à l’œuvre dans le paysage politique actuel. Emmanuel Macron, Laurent Wauquiez, l’union des droites, comme à son habitude, Charlotte d’Ornellas nous livre une opinion sans concessions.

La Nouvelle Garde : Mettons les pieds dans le plat : Emmanuel Macron n’a-t-il pas été sous-estimé par beaucoup de gens de droite ? Avant d’accéder à l’Élysée, Emmanuel Macron était vu par eux, au mieux, comme le potentiel continuateur de la politique de François Hollande, au pire, comme la marionnette aux mains du « Système ». Quelle est votre analyse propre ?

Charlotte d’Ornellas : Qu’il ait été sous-estimé, c’est évident ! Premier point, Emmanuel Macron président ne correspond pas totalement à Emmanuel Macron candidat. Durant la campagne présidentielle, E.Macron a pris soin de parler à un électorat de gauche, à travers notamment ses déclarations sur la colonisation qui serait un crime contre l’humanité, sur l’inexistence d’une culture proprement française, etc. Propos sur lesquels il n’est jamais revenu, même lorsqu’ils déclenchaient des polémiques. Il a précisé, il a expliqué mais ne s’est jamais rendu sur les plateaux de télévision pour s’excuser. Ce trait de caractère explique bien son rapport à la presse : il a accepté que les médias le servent pendant la campagne mais les immédiatement remis à leur place une fois élu. C’est sur ce point que la droite peut prendre une leçon d’Emmanuel Macron : il fait ce qu’il a prévu de faire sans se soucier de ce que les médias vont en dire. Cela lui laisse une réelle liberté d’action qui aujourd’hui déboussole l’opposition, qui était jusqu’à présent habituée à plus se soucier du jugement des médias que de sa propre volonté politique.

Là où la droite l’a également sous-estimé, c’est dans sa capacité à parler à l’électorat de droite depuis qu’il est élu. Sur le plan économique en premier lieu. Les réformes qui sont faites actuellement, qu’on les soutienne ou non, sont souvent celles que la droite avait promis sans jamais les mener. Dès lors, la droite n’a aucun intérêt à s’obstiner dans son « économisme » puisque les électeurs qui sont partis vers Macron pour ces raisons précises n’ont aucune raison de revenir. Sur le terrain sécuritaire et identitaire ensuite. Personne ne s’intéresse au contenu de la dernière loi sécurité-immigration si ce n’est pour hurler alors que la loi ne contient pas grand-chose de nouveau.  Mais tout le monde se souvient des propos d’Emmanuel Macron adressés à une ressortissante marocaine aux restos du cœur, lorsqu’il lui disait qu’il fallait rentrer dans son pays. Si la droite n’est pas capable de tenir les mêmes propos, elle ne risque pas de séduire l’autre partie de son électorat qui s’inquiète de l’immigration massive, de la délinquance dans les quartiers, et qui aspire à défendre l’identité française.

Sur ces deux points, Emmanuel Macron a surpris la droite et déboussole ses électeurs, d’autant plus qu’il incarne la fonction présidentielle avec une verticalité certaine qui coupe avec les quinquennats de François Hollande et de Nicolas Sarkozy, ce qui n’est pas pour déplaire aux Français. La droite se retrouve donc aujourd’hui piégée car elle ne peut pas jouer la confrontation systématique mais ne doit pas donner l’impression qu’elle se « macronise ». La seule chose qu’elle peut aujourd’hui faire, c’est de se positionner très clairement et de rechercher des propositions très franches sur l’immigration et l’Islam, qui sont les angles morts d’Emmanuel Macron. En dépit des petites phrases distillées au Burkina Faso ou aux restos du cœur, ce sont des sujets sur lesquels il se prononce très rarement. Prenez l’Islam : il en parle comme un sujet d’ordre public alors que cela recoupe davantage des problématiques culturelles et civilisationnelles. C’est à mon sens les seuls sujets sur lesquels la droite peut être audible et rassembler ses électeurs alors que Macron est président.

 

LNG : Sur un sujet plus précis, qui est celui de la politique étrangère, comment jugez-vous les premiers pas d’Emmanuel Macron sur la scène internationale ? La nouvelle stratégie au Levant, la réception récente du président turc Erdogan – certes enrobée de la rhétorique habituelle sur les droits de l’homme – témoigne-t-elle d’un retour réel à la realpolitik gaullienne ?

C.O : C’est un peu difficile de faire un premier bilan du Président, sur les affaires internationales comme sur le reste d’ailleurs. Il y a eu certes beaucoup de paroles, il y a une incarnation de la fonction quasiment parfaite, il a permis à la France de revenir dans le jeu diplomatique mondial, mais concrètement, il n’y a pas encore grand-chose à en dire. Parce qu’il n’y a rien de très concret.

Je vais parler de ce que je connais, à savoir la Syrie. La France s’était tellement retirée du jeu diplomatique en suivant aveuglément les Américains que c’est très difficile aujourd’hui de revenir à la table des négociations. Macron a effectivement pris le contrepied, en paroles, de la position extrêmement va-t-en-guerre de Laurent Fabius, mais ce contrepied arrive malheureusement à un moment où plus personne n’écoute la France, où personne ne songe même à l’inviter aux tables rondes et pourparlers de paix. Les récents affrontements entre l’armée turque et les milices kurdes à Afrin en est une claire illustration : notre pays est incapable de choisir son camp, ou même de ne pas en choisir. La France reste timide avec la Turquie parce qu’elle s’est laissée contraindre par Erdogan qui fait du chantage aux réfugiés. D’un autre côté, elle continue à soutenir les kurdes – en mots –  pour des raisons un peu obscures. Lorsque nous nous sommes rendu compte que le soutien indéfectible à l’opposition syrienne était un peu difficile à assumer, nous nous sommes rabattus sur les kurdes, pour n’avoir rien à faire avec le gouvernement syrien. C’est pourtant le rôle même de la diplomatie que de discuter avec d’autres pays que ses alliés. On se retrouve à soutenir les kurdes sans les soutenir, et sans trop savoir pourquoi.

Mais la question syrienne n’est pas la seule question. Prenez par exemple le rapport de force que voulait instituer E. Macron avec l’Amérique de Donald Trump, on a préféré gloser sur la fameuse poignée de main entre les deux hommes pour éviter de constater que cela n’avait pas empêché le président américain de se retirer de l’accord de Paris.

Il y a certes une fascination des dirigeants internationaux pour Emmanuel Macron, qui est légitime ! Il est jeune, il a connu une ascension fulgurante, il a de l’audace. Mais concrètement, je ne peux pas brosser un premier bilan de sa politique internationale. Il a certes repris une place, mais ce que cela va donner concrètement, je suis incapable de le dire.

LNG : Passons à un autre sujet à présent. Laurent Wauquiez était hier l’invité de l’Emission Politique. Première question, comment l’avez-vous trouvé? Et surtout, derrière ce slogan « la droite de retour », pourriez-vous nous dire de quoi Laurent Wauquiez est-il philosophiquement et idéologiquement le nom ?

C.O : C’est peut-être un peu dur, mais j’ai trouvé Laurent Wauquiez habile médiatiquement mais faible politiquement. Il a constamment évité d’aller dans le fond des sujets. Il n’a cessé de répéter que les Français avaient désormais envie d’entendre des convictions, sans jamais développer concrètement les siennes. A chaque fois que le débat s’est déporté sur des questions justement de convictions, de clivage idéologique et donc politique, il a systématiquement introduit son propos par les doutes et les incertitudes qu’il peut avoir sur ces sujets. Les rares moments où j’ai pu constater ses convictions, ou du moins des positions claires et tranchées, c’était sur le terrain économique, et nous en revenons au problème dont nous parlions précédemment. Si la CSG et la taxe d’habitation sont les marqueurs sur lesquels il décide d’appuyer, il ne lèvera pas les foules. Certes, je ne me passionne pas pour l’économie et je n’en suis pas une spécialiste, mais aucune élection n’a jamais été gagnée sur des questions économiques. Parlez-en à Lionel Jospin qui n’avait pas du tout à rougir de son bilan économique, et qui n’a même pas été au second tour… De toutes façons, les opposants ont décidé que Laurent Wauquiez serait « la droite dure » quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse, autant assumer d’être la droite tout court. En interne, il est en revanche plus ferme et c’est peut être la première étape qu’il a d’ailleurs choisi. Le dernier affrontement avec Valérie Pécresse le prouve : il veut faire comprendre à tous les frondeurs potentiels qu’il n’y a qu’une droite et qu’il en est le chef. Ce n’est pas lui qui faire sortir les gens, mais il a l’air d’assumer de les pousser vers la sortie.

Concernant votre seconde question, il est encore tôt pour répondre. Laurent Wauquiez semble déterminé, mais il ne parvient pas à être réellement transgressif. Il incarne d’un côté le retour de la droite dans le discours médiatique mais reste hanté par le fantôme de François Mitterrand. Les électeurs de la droite comme ceux du Front national ont été dégoûtés par la dernière élection pour des raisons différentes. Ils risquent tout simplement de se réfugier dans l’abstention s’ils n’imaginent pas que quelqu’un est déterminé et compétent pour changer les choses.
Laurent Wauquiez le sait puisqu’il le formule. Il porte le quinquennat de Sarkozy vécu par beaucoup comme une trahison, et il en faudra beaucoup pour convaincre les écœurés de la droite. Le tout avec des opposants et une partie des médias prêts à dégainer l’expression « marcher sur les terres du Front national » à chaque intervention. Il faut absolument rompre avec la peur de ce qu’en dira la gauche, et tenir sur le long terme. Il est bien sûr trop tôt pour savoir ce que fera Laurent Wauquiez sur ce point.

LNG : La droite de 2017 serait donc finalement la même que celle de 2002 ou de 2007 ?

C.O : A la différence près qu’à cette époque, les Français pouvaient encore espérer que les promesses allaient être tenues. Laurent Wauquiez porte – même malgré lui – le boulet du karcher de Sarkozy, qui n’a jamais eu aucune traduction politique. Cette posture rhétorique jamais suivie d’effet a eu des conséquences désastreuses dans cet électorat qui ne veut plus faire confiance à la droite de gouvernement. Or Laurent Wauquiez est resté extrêmement prudent sur ces questions, quatre ans avant l’élection présidentielle, cela ne risque pas de rassurer cet électorat.  Tout est à reconstruire, c’est le moment parfait pour s’affranchir de la tutelle idéologique de la gauche.

Emmanuel Macron est obsédé par la réconciliation à tout prix, et semble refuser de voir que certains ne la souhaitent pas. On parle souvent des « territoires perdus de la République », sans réaliser que ce sont simplement des quartiers dans lesquels on peine à reconnaître la France. C’est à Laurent Wauquiez d’être réaliste et de le dire sans concession. Or pendant cette émission, il en a fait beaucoup.

LNG : Depuis qu’il est élu, Laurent Wauquiez, ne cesse de répéter qu’il ne fera jamais d’alliances avec le Front National. Derrière cette question qui lui est inlassablement posée se cache en réalité l’aspiration à une union des droites, qui permettrait de prendre le pouvoir et de matérialiser politiquement l’offensive culturelle de la droite à laquelle nous assistons depuis la Manif pour tous. Alors qu’elle est déjà à l’œuvre en Europe centrale et de l’Est, en France, elle pourrait prendre la forme d’une union des classes populaires et de la bourgeoisie provinciale sur un discours conservateur, qui apparaît comme le dénominateur commun, et c’est ce qu’avait tenté de faire François Fillon. Mais est ce que ce dénominateur est suffisant ? Comment réunir ces deux catégories sur l’Europe et sur la libéralisation de l’économie qui sont deux axes sur lesquels un consensus est a priori difficilement trouvable ?

C.O : Dans la manière dont l’union des droites est conçue aujourd’hui, c’est-à-dire une alliance entre appareils, je pense que c’est un vœu pieux. Comme vous le disiez, cela fait quatre mois que la question est inlassablement posée et qu’il répète avec la même persévérance qu’aucune alliance ne se fera jamais.

Il faut être raisonnable : qu’on le regrette ou non, les partis ne disparaitront pas. Ils peuvent évoluer, se métamorphoser mais ils ne disparaitront pas, en tous cas pas tout de suite. La vraie question n’est donc pas tant la question d’une alliance entre appareils, mais la question des thématiques abordées par le Front National. Ce parti a été le seul à tenir une ligne claire et préventive sur les dangers d’une immigration de masse qui a rendu impossible l’intégration ou l’assimilation. C’est d’ailleurs pour cela qu’on parle de « fondamentaux » de ce parti.

Mais ce n’est pas parce que le FN est seul à en parler que ce n’est pas un problème qui concerne à la fois tous les Français et l’avenir du pays. Personne ne « marche sur les terres du Front national » lorsqu’il reconnaît un problème avec l’immigration massive ou avec l’islam, c’est la réalité qui l’impose. Tous les sondages le montrent d’ailleurs, les Français sont massivement inquiets à ce sujet.

La droite « de gouvernement » reprend le sujet mais prêche par inaction chaque fois qu’elle est au pouvoir. Quand tout le monde s’entendait pour dire que la droite, dans son acception très large, devait gagner cette élection de 2017, c’était évidemment en raison du bilan de François Hollande, mais également à cause des attentats qui ont frappé la France ces dernières années.  Or, ni Marine Le Pen ni François Fillon n’ont fait campagne sur ce sujet existentiel et angoissant des échecs du multiculturalisme. Tout n’est pas qu’une question d’affaires ou de barrage médiatique : la droite doit reprendre sa place et cesser de se plier aux accusations de « récupération ». C’est précisément ce qu’on demande à un politique : commenter le réel et trouver des solutions.

LNG : N’y a-t-il pas une contradiction dans le fait de dire que les thèmes identitaires et sécuritaires sont les thèmes qui prédominent et d’imputer la première baisse de François Fillon dans les sondages après la primaire à la polémique sur la sécurité sociale, thème économique par excellence ?

C.O : Entendons-nous bien, je ne pense pas que les questions économiques soient anecdotiques ! Je pense juste que, tout comme Marine le Pen qui aurait dû faire un plus gros score au second tour, François Fillon n’a pas parlé au bon électorat. Il a fait l’erreur de croire qu’il pouvait compter sur le centre, comme Marine le Pen a eu l’illusion de croire qu’elle pouvait rassembler les deux extrémités de l’échiquier politique. Les affrontements sur les questions économiques sont légitimes, mais ce sont les inquiétudes sécuritaire et identitaire qui rassemblent tous les électorats de droite, voire même plus largement encore. Le large consensus qui existe sur le cas des djihadistes français en est un exemple assez frappant.

Si un homme politique de droite n’est pas capable de transgresser sur un sujet comme celui-là, il ne doit pas s’attendre à ce qu’on lui fasse confiance sur le reste.

LNG : Depuis quelques mois, le principe de laïcité est battu en brèche sur deux fronts, à la fois par la gauche libertaire qui y voit un obstacle à la société post nationale et multiculturelle qu’elle appelle de ses vœux et par les promoteurs de l’Islam politique et ses idiots utiles, qui l’assimilent à une arme dirigée contre les Musulmans. Pourtant, dans les médias, la laïcité apparait aujourd’hui plus que jamais un rempart à l’islamisme. Nous pensons, nous, que seule une métaphysique peut en contrer une autre et que la laïcité ne pourra jamais s’opposer à l’Islam politique. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons un retour en force du christianisme et une volonté politique d’assumer et d’enseigner l’héritage judéo-chrétien de la France. Quelle est votre position sur le sujet ?

C.O : Je ne crois pas que nous assistions à un retour en force du christianisme pour commencer, mais plutôt à une sorte de défense inconsciente de l’ « évangélisation des paysages ». A Ploërmel, si les habitants se sont mobilisés, ce n’était pas tant pour la métaphysique derrière la croix ou pour la symbolique du sacrifice, mais parce que se développe un sentiment de dépossession culturelle et identitaire. Ne nous mentons pas, il y a dix ans, personne ne se serait déplacé pour sauver une croix ! Aujourd’hui c’est le cas car nous connaissons une offensive de l’Islam dans l’espace public.

Il y a plusieurs questions dans votre question.

Tout d’abord la laïcité. J’ai une vision de la laïcité qui est assez proche de celle d’Emmanuel Macron finalement : la laïcité est d’abord un cadre et l’invoquer pour contrer des métaphysiques religieuses est un non-sens. Entendre Dounia Bouzar, heureusement aujourd’hui décrédibilisée, affirmer qu’il était possible de déradicaliser les djihadistes par l’enseignement des valeurs républicaines et de la laïcité, c’était une mauvaise plaisanterie.  Le même problème se pose pour les enfants des djihadistes : comment récupérer des enfants qui ont certainement déjà tué, qui ont été éduqués pendant des années dans la haine de l’Occident et dans l’Islam le plus rigoriste qui soit ? Ce n’est pas avec des cours sur la laïcité que nous pourrons régler ce problème. Je suis assez d’accord, là encore, avec Emmanuel Macron, lorsqu’il dit que la République doit comprendre qu’elle a un vide métaphysique qu’elle ne pourra jamais combler.

Ensuite la lecture de l’Islam par les tenants de la laïcité. Ils ont finalement une lecture très chrétienne de l’Islam. Je veux dire par là que le christianisme accepte la séparation entre le temporel et le spirituel, alors que l’Islam est incapable de le faire. C’est ce refus de constater la particularité de l’Islam qui rend inopérant le rôle conféré à la laïcité sur ce sujet.

Je suis finalement assez d’accord avec Houellebecq, la seule manière de contrer l’Islam politique en France, ce serait de rétablir une hiérarchie et d’accorder la primauté au christianisme. Il ne s’agit pas seulement d’assumer un héritage gréco-latin et chrétien, il s’agit de le préserver au moyen de la reconnaissance de sa prééminence dans l’espace public.

L’islam pose une question métaphysique à laquelle la République ne peut répondre. C’est un problème nouveau puisque jusqu’à cette question, il existait une homogénéité culturelle qui permettait le fameux « vivre-ensemble ». On a d’ailleurs inventé ce mot depuis qu’il n’a plus aucune réalité. Parce que nos modes de vie ne sont pas toujours compatibles, nous vivons aujourd’hui les uns à côté des autres.

Pour résister à une islamisation culturelle et culturelle de la France, il faudrait que la République accepte de reconnaître que la France lui préexiste, et avec elle une religion fondatrice aussi bien culturellement que cultuellement. Et cela même si les catholiques sont une minorité. Parce que la laïcité n’est pas un mode de vie, le christianisme si.