Catégorie : Nos Tribunes Page 1 of 3

«Bellamy n’est pas responsable du désastre: la droite paye 35 ans de renoncements et de trahisons!»

Publié dans le Figaro Vox le 03 juin 2019

En l’espace d’une semaine, la droite de gouvernement a connu la pire défaite électorale de son histoire, et Laurent Wauquiez, en qui les militants avaient placé leurs espoirs de refondation et de reconquête après la déroute de 2017, a dû jeter l’éponge.

Mais au-delà de son sort personnel, c’est toute l’entreprise de refondation idéologique de la droite qui, en l’espace de quelques jours, se retrouve hypothéquée.

Pourtant, depuis des années, nous assistons comme à une forme de «tournant théologique de la philosophie française» (pour paraphraser le philosophe Dominique Janicaud), à savoir le réveil d’un conservatisme qui s’assume, qui bénéficie d’une forte émulation intellectuelle et qui, surtout, correspond aux aspirations profondes du peuple français qui ne veut pas voir sa communauté politique disparaître. Un réveil qui s’est notamment produit à partir des discussions autour de la loi Taubira en 2013, mais nourri ensuite par des événements très variés.

Ce tournant a pris le visage d’une nouvelle génération acceptant de relever le gant du combat idéologique dans la lignée des Alain Finkielkraut, Chantal Delsol, Rémi Brague, Pierre Manent… Des médias se sont lancés, des mouvements se sont assumés comme résolument conservateurs ou antimodernes, des fondations et des think tanks ambitionnant d’orienter le débat public ont vu le jour.

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Comment le décolonialisme réhabilite la race

Publié dans L’Incorrect le 29 mars 2019

Depuis quelques années ce n’est plus l’intellectuel qui dicte le bien et le mal mais c’est le groupuscule. Le même sectarisme, mais la contrainte physique et la violence de la meute en plus.

 En décembre 2011, durant les présidentielles, Marine le Pen avait été empêchée de se rendre à Dauphine, où elle avait été conviée à venir débattre avec les étudiants, par une centaine de militants « antiracistes ».

En novembre 2015, c’est Manuel Valls qui avait été chahuté à son arrivée à Sciences-Po par plusieurs dizaines d’étudiants d’extrême-gauche. A peine un an plus tard, toujours à Sciences-Po, une rencontre opposant Matthias Fekl à Florian Philippot avait été prématurément avortée au nom du barrage fait à la haine. Drôles d’antifascistes tout de même, qui ne supportent pas plus le pluralisme politique que la contradiction intellectuelle.

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La droite est-elle toujours en panne d’idées ?

Publié dans L’Incorrect le 07 mars 2019

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le discrédit touchant les milieux nationaux et conservateurs est total, tout comme l’est le prestige moral et intellectuel de la gauche internationaliste, qui revendique pour elle la victoire contre l’Allemagne nazie et ses inféodés français.

Dès lors la production intellectuelle fut entièrement prisonnière du prisme marxiste et de sa critique, qu’elle soit situationniste ou déconstructiviste pour peu qu’elle soit une tentative de laver le communisme des crimes du régime soviétique et de l’adapter à la société des années 1960.

Puis, lorsque l’interdiction d’interdire fut rendue impossible par ces Français qui redirent leur confiance au vieux Général, les révolutionnaires de Mai 68 se réfugièrent dans les métiers de la transmission, universités et médias en tête, d’où ils opérèrent une offensive idéologique qui aboutit, quelques années plus tard, à une conquête du pouvoir politique.

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Ligue du LOL: «Généalogie d’un entre-soi qui sombre dans la tartufferie»

Publié dans le Figaro Vox le 13 février 2019

La ligue du LOL. On imagine un groupe d’adolescents attardés incapables de communiquer autrement qu’en répétant les phrases cultes de films comme La cité de la peur, OSS 117 ou encore Dikkenek, et pour qui le summum de l’humour se résume à citer ses amis sur les pages fantasques dont foisonnent aujourd’hui les réseaux sociaux. Cela aurait même pu être attendrissant, tant ces mêmes réseaux sont devenus un égout à ciel ouvert où la délation sans preuve est encouragée et magnifiée et où des hordes anonymes mais déchainées se coiffent du panache de la justice pour invectiver et harceler impunément.

Mais en guise d’adolescents, Alexandre Hervaud, Vincent Glad, Guillaume Ledit, David Doucet, Stephen des Aulnois, Christophe Carron, Guilhem Malissen, etc. Tous, au choix, journalistes chez Libé, Slate, Télérama ou encore aux Inrocks, collaborateurs pour des sites d’info-divertissement « cools » comme Konbini, Topito ou à la tête de magazines « trendy » comme Usbek & Rica ou Le Tag Parfait. Ce n’est plus la ligue du LOL, c’est la ligue de la fraicheur.

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Européennes: comment la droite peut sortir de l’étau

Publié dans le Figaro Vox le 31 janvier 2019

Alors que les Français, et les Européens dans leur ensemble, seront appelés aux urnes dans quatre mois pour décider de l’orientation globale d’une structure née il y a près de soixante-dix ans, si ce n’est de l’avenir d’une idée vieille quant à elle de trois siècles, le parti de Laurent Wauquiez vient de se lancer dans la course, après la France Insoumise et le Rassemblement National.

Le moment est crucial et l’élection d’importance. Car l’Europe de délite. Elle n’est plus tiraillée qu’entre l’eurolatrie naïve et l’europhobie revancharde, entre d’un côté le Consensus européiste, celui de la paix perpétuelle et de la prospérité partagée, de la célébration de l’individu et de la condamnation de tout commun qui entraverait l’expression bien légitime des différences et de l’autre, le véritable repli, celui qui saboterait une idée au cœur de notre civilisation.

Plus que jamais, cette idée européenne nécessite que lui soit proposée une troisième voie, celle qui tient compte des aspirations profondes des peuples sans jamais ni les pervertir ni les trahir sur l’autel de la démagogie électoraliste et des ambitions personnelles. Ces aspirations qui se sont exprimées en Hongrie, en Pologne, en Autriche, au Danemark, en Italie et au Royaume-Uni. Celles que l’on devine en Allemagne, en Espagne, en Finlande et aujourd’hui en France.

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L’Europe ne fait plus d’enfants

Publié dans l’Incorrect le 23 janvier 2019

Pour la quatrième année consécutive, la France a accusé en 2018 une baisse de sa natalité. Selon le bilan démographique récemment publié par l’Insee, c’est douze mille naissances en moins par rapport à 2017.

Si ce rapport se veut positif en rappelant que la France compte dorénavant près de 67 millions de personnes, que notre croissance démographique de 0.3% par rapport à l’année précédente reste majoritairement due à un solde naturel positif, s’il s’enorgueillit enfin de voir la France conserver son titre de pays le plus fécond d’Europe, il ne saurait cependant cacher la pente sur laquelle s’est engagée notre démographie, et au-delà, celle de notre continent. Et cette pente est descendante.

Car l’Europe se dépeuple. Ou du moins, elle se dépeuple d’Européens.

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Bellamy aux européennes: il ne suffira pas d’un signe.

Publiée dans l’Incorrect le 16 janvier 2019

A moins de cinq mois d’une élection européenne qui s’annonce capitale pour l’orientation globale d’une structure née il y a près de soixante-dix ans, si ce n’est pour une idée vieille quant à elle de trois siècles, les principaux partis de gouvernement d’un pays fondateur et moteur de l’Union Européenne sont incapables d’arrêter ni leur ligne, ni leur liste qui se proposeront aux suffrages des Français.

Cette paralysie devant la sanction qui s’annonce touche plus qu’aucun autre parti celui de la droite française. Une paralysie à la hauteur de la responsabilité qu’il a d’exorciser le traumatisme de 2008 causé par un « détournement de démocratie » qu’il a lui-même orchestré.

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En finir avec le traumatisme de 2005

Au soir du 29 mai 2005, après des semaines de débats inintelligibles et d’arguties juridiques et politiques brumeuses, Jacques Chirac, Président de la République, la mine sombre, s’exprimait devant les Français qui, à près de 55%, venaient d’exprimer leur refus de voir leur pays ratifier le traité établissant une constitution pour l’Europe.

Le regard grave et la voix inquiète, Jacques Chirac affirma prendre acte de la décision du peuple souverain, tout en s’empressant d’ajouter qu’elle créait « inévitablement un contexte difficile pour la défense des intérêts de la France en Europe ». En conclusion d’une allocution aussi brève que solennelle, il déclara vouloir répondre aux inquiétudes et aux attentes exprimées par le peuple français en donnant une impulsion nouvelle et forte à l’action gouvernementale.

Cette réponse, ce fut non pas Jacques Chirac qui l’apporta, mais son successeur, en faisant voter trois ans plus tard par voie législative ce que le peuple souverain avait refusé par référendum.

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Monsieur le Premier Ministre, vous nous avez déçus.

Il y a quelques jours Manuel Valls annonçait son désir de briguer la mairie de Barcelone. Si son souhait de tenter sa chance et de relancer sa carrière dans la capitale catalane était connu depuis plusieurs mois, nous ne pensions pas qu’il oserait réellement franchir le Rubicon. En l’occurrence les Pyrénées.

Certes Manuel Valls est né à Barcelone, mais ses parents vivaient déjà en France. Certes il est né en Espagne, mais la majeure partie de son instruction se fit en France. Certes il est né en Catalogne, mais il choisit de faire de la politique en France. Et il commença tôt. D’abord au MJS dans lequel il s’engagea pour soutenir Michel Rocard puis à l’UNEF pendant ses études d’histoire à Tolbiac. Ce fut ensuite la politique élective. Conseiller régional d’Ile-de-France à seulement 24 ans, et ce pendant 16 ans. Maire d’Evry à 39 ans, et ce pendant 11 ans. Député à 40 ans, il siégea à l’Assemblée Nationale  dans discontinuer pendant 16 ans, à la notable exception de la période 2012-2017 où il fut successivement Ministre de l’Intérieur puis Premier Ministre et enfin candidat à la primaire du Parti Socialiste pour représenter la gauche française à l’élection présidentielle.

Un cursus honorum comme la France en raffole. Malgré son échec face au candidat Hamon, il choisit de se représenter à nouveau à Evry en endossant l’étiquette du parti majoritaire, déclarant vouloir aider le Président de la République nouvellement élu à engager la refondation politique qu’il avait portée sans avoir pu la mettre en place.

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Abrogeons la loi Pleven !

Le 03 mai, Eric Zemmour a été condamné en appel pour les propos qu’il avait tenus en 2016, alors qu’il décrivait l’état de certaines banlieues françaises et l’influence grandissante des islamistes et autres propagateurs de haine de la France. Le 03 mai, Eric Zemmour a été condamné pour avoir dit sur un plateau de télévision ce que de nombreux rapports commandés par nos gouvernements successifs décrivent, du rapport Obin en 2004 jusqu’au rapport Clavreul en 2018, et dont témoignent de plus en plus de journalistes, essayistes, sociologues et intellectuels, de Gilles Kepel à Christophe Guilluy, en passant par Olivier Galland et Anne Muxel.

Le même jour, Facebook, entreprise privée s’il en est, décidait de fermer la page du mouvement politique Génération Identitaire, sous la pression d’associations et de représentants de l’Etat.

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