Le 07 mai 2017, la France a assisté à l’accession à la magistrature suprême de notre pays d’un homme sans expérience politique réelle ni projet précis pour le pays.

Cette élection, unique dans l’histoire de la Vème République, est venue sanctionner plus de 30 ans d’impéritie politique, où l’alternance quasi systématique entre les partis de droite et de gauche a été incapable d’apporter des solutions concrètes aux problèmes des Français. Cette élection a levé le voile sur le discrédit profond qui touche aujourd’hui les partis traditionnels et, au-delà, les personnels politiques incapables de se réinventer, de se renouveler. Enfin, cette élection a révélé les fractures idéologiques profondes au sein de la droite, entre les électeurs et leurs élus, et entre les élus eux-mêmes.

En dépit des appels répétés des Républicains à l’unité, nous pensons que la droite française ira de défaite en défaite, ou de demi-victoire en demi-victoire, tant qu’un travail de reconstruction idéologique et de reconquête intellectuelle du débat public n’aura pas été mené.

Nous sommes persuadés que cette défaite historique pour la droite française est une occasion inespérée de se refonder et d’assumer, enfin, une ligne libérale-conservatrice. Cette ligne, tellement caricaturée, qui réconcilie pourtant cette part de l’homme ivre du grand large, qui désire entreprendre en toute liberté et s’accomplir comme individu particulier, et cette part de lui en quête perpétuelle d’enracinement et de valeurs morales qui le dépassent.

La Nouvelle Garde, ce sont ces hommes et ces femmes, qu’ils soient élus, intellectuels ou simples citoyens, qui incarnent pleinement cette philosophie politique en laquelle nous croyons et à qui nous voulons donner la parole.

Ces hommes et ces femmes qui œuvrent à l’émergence d’une nouvelle société qui rompt avec l’étatisation toujours plus poussée de l’économie; qui refuse le multiculturalisme, cache misère du communautarisme; qui lutte, enfin, contre cette idéologie de la déconstruction des normes et des valeurs, sacrifiées sur l’autel du relativisme et de l’indifférenciation culturels.

Ces hommes et ces femmes, héritiers d’un passé toujours présent, héritiers de la France des paysans, des cathédrales, des châteaux et des sans culottes, et qui opposent aux facilités, aux renoncements et aux compromissions la force morale de leur convictions et de leur patriotisme.